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En Afrique de l’ouest, l’instabilité persiste

L’instabilité est permanente dans le continent. En Afrique de l’ouest, on ne sait plus quoi faire. Chaque élection suscite autant d’inquiétudes que l’on est légitimement poussé à penser une nouvelle politique, à chercher d’autres manières d’assurer les changements des équipes dirigeantes. chaque élection coûte très cher au contribuable des États.  Les élections se multiplient mais n’ont pourtant nulle part apporté les résultats attendus.

Ni l’alternance, ni la paix, ni le développement, ni la sécurité, ni la justice sociale, ni l’indépendance, ni la souveraineté, ni l’égalité encore moins l’humanité ne sont assurés. Les Africains vont-ils enfin se rendre compte que la politique n’est pas un produit industriel qu’il faudrait absolument importer à défaut d’en produire ! Vont-ils enfin réfléchir à une politique qui réponde aux valeurs humaines et au développement ?

C’est en Guinée Bissau que le virus de l’instabilité se remue de nouveau. Dans la nuit du samedi au dimanche, une tentative de coup d’État a été déjoué à Bissau. L’attaque du palais du président Nino De Vieira a fait un mort parmi les assaillants et de nombreux blessés du côté des forces loyales. 7 personnes, des militaires ont été arrêtés, d’autres ont pris la fuite en emportant une importante quantité d’armes dont des lances-roquettes. Parmi les fuyards se trouverait un neveu de l’ancien président Koumba Yala. Cette tentative de putsch intervient au lendemain d’élections législatives dont le déroulement a été jugé normal et pacifique par les observateurs internationaux. Qu’importe !

L’instabilité continue d’affecter et de s’aggraver dans tout le continent. L’on est en droit de s’arrêter un instant pour penser à nouveau la politique en Afrique. La démocratie qui signifie alternance politique par le biais des élections est ce que les occidentaux ont imposé au monde entier sans que personne ne puisse penser à une autre alternative. Depuis le Sommet de la Baule de 1990, les hommes politiques africains et les populations se sont engagés bon gré mal gré dans cette aventure qui fait beaucoup de victimes. Les problèmes du continent restent sans solutions même dans les pays où les élections n’ont pas été tripatouillées.

Continuera-t-on à sacrifier des fonds, du temps et des vies humaines pour n’aboutir qu’à des divisions ethniques, régionales, claniques ? Chaque naissance de parti politique constituant une nouvelle division, une nouvelle haine, un nouveau front de conflit et de désolation. Où va-t-on avec ces élections ? Avec cette démocratie, ces faux discours, ces faux espoirs bref cette descente aux enfers !

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